• POEMES FEERIQUES

    POEMES  FEERIQUES

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  • Aux temps jadis, aux temps rêveurs, aux temps des Fées,
    Il aurait fallu vivre aux bois, chez les muguets,
    Sous des branches, parmi les rumeurs étouffées,
    Sans rien savoir, sans croire à rien, libres et gais,
    Nourris de clair de lune et buvant la rosée,
    Il aurait fallu vivre aux bois, chez les muguets,
    Aux temps des Fées.

    Nous aurions su dormir sous deux feuilles croisées
    Chanter avec la source et rire avec le vent,
    Nourris de clair de lune et buvant la rosée,
    Suivre la libellule et la brise en maraude,
    Chanter avec la source et rire avec le vent.

    Peut-être Mab, un jour, nous eût changés en fleurs
    Aux temps jadis, aux temps rêveurs, aux temps des Fées,
    Il aurait fallu vivre aux bois, chez les muguets,
    Aux temps jadis, aux temps rêveurs, aux temps des Fées.

    (Edmond Haraucourt)








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    Dans la clairière, entre les hêtres roux,
    Un petit lac donne des rendez-vous.
    Une biche y passe à petits pas légers,
    Le cèpe y naît, l'écureuil y surgit.
    Le hérisson y roule son défi.
    Ces doigts futés qui courent dans mon cou,
    Ces rires clairs venus on ne sait d'où,
    Ce vent narquois, et soudain, étonnée,
    La biche, là, devant moi qui m'étonne,
    N'est-ce pas vous, mes moqueuses, les fées ?

    (Pierre Moussarie)



     



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  • Viens, bel enfant ! Je suis la Fée.
    Je règne aux bords où le soleil
    Au sein de l'onde réchauffée
    Se plonge, éclatant et vermeil.

    Les peuples d'Occident m'adorent
    Les vapeurs de leur ciel se dorent,
    Lorsque je passe en les touchant;
    Reine des ombres léthargiques,
    Je bâtis mes palais magiques
    Dans les nuages du couchant.

    Mon aile bleue est diaphane;
    L'essaim des Sylphes enchantés
    Croit voir sur mon dos, quand je plane,
    Frémir deux rayons argentés.

    Ma main luit, rose et transparente;
    Mon souffle est la brise odorante
    Qui, le soir, erre dans les champs;
    Ma chevelure est radieuse,
    Et ma bouche mélodieuse
    Mêle un sourire à tous ses chants.

    J'ai des grottes de coquillages;
    J'ai des tentes de rameaux verts;
    C'est moi que bercent les feuillages,
    Moi que berce le flot des mers.

    Si tu me suis, ombre ingénue,
    Je puis t'apprendre où va la nue,
    Te montrer d'où viennent les eaux;
    Viens, sois ma compagne nouvelle,
    Si tu veux que je te révèle
    Ce que dit la voix des oiseaux.

    (Victor Hugo)


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